Les ondes de chocs ionisantes
et leurs effets :
Le mélange acétylène et oxygène de l’air produit une forte explosion dans la partie basse du générateur, créant une onde de choc elliptique de grande puissance.
Les ondes de chocs propulsées vers l’atmosphère à un rythme régulier (toutes les sept secondes) atteignent rapidement la très haute atmosphère.
Une partie de ces ondes est réfléchie par les nuages et la tropopause.
Elles rencontrent et s’entrechoquent avec les ondes montantes, développant ainsi leur puissance, leur volume et leurs amplitudes.
Elles transportent alors un potentiel ionisant important.
Cet ensemble d’ondes de choc va occuper un espace de plus en plus grand au dessus de la zone protégée.
Les ondes de choc montantes entraînent les cations (ions -) qui s’accumulent dans la partie basse du cumulo-nimbus, les mettant en contact avec les anions (ions +) qui occupent la partie supérieure du nuage.
Ce mouvement continu d’ondes de choc montantes et descendantes, met en contact les énergies de polarité différente (anion et cation) ; ce qui provoque en atmosphère une réaction en chaîne de micro explosion sur l’ensemble de la zone soumise aux multiples pressions des ondes de choc.
On crée une déstabilisation des cristaux de glace, les embryons de grêlons et les grêlons ne peuvent plus absorber la vapeur d’eau ni les gouttelettes d’eau en surfusion qui les entourent.
Ils ne se développent plus dans un entourage favorable à leur grossissement, ils chutent vers le sol.
Dans leur chute, ils traversent la zone de perturbation créée par les ondes de choc, provoquant la fragmentation et accentuant la décongélation de l’enveloppe extérieure des cristaux de glace et des grêlons qui arrivent au sol sous forme de neige ou de pluie.


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édition du présent 1998